Retour à la vie
Sur le chemin de la vie je me suis éloigné,
Vivant mais mort sur une toile détissée.
Mon tableau est une fresque qui peu à peu s’est effritée,
Derrière mon égo, mon orgueil, qui me dirigeaient
Je croyais vivre une vie que je contrôlais,
Loin des dictats auxquels je pensais renoncer.
Mais c’était sans compter sur mon mental exacerbé.
Alors vivre, vivre sans penser !
Alors vivre, vivre ma réalité !
Dans le dédale de mes pensées,
Je détale à ressasser,
Sans cesse cette musique effrénée.
Il faut vivre, vivre sans penser !
Je dois vivre, vivre, ma réalité !
Mais faut-il vivre pour penser
Ou penser pour vivre et exister ?
René je pense que tu t’es trompé,
Tout comme moi pendant toutes ces années !
Et pourtant des cartes en mains j’en avais.
Mais j’ai longtemps mal pensé.
Je m’imaginais qu’évolution personnelle
Rimait avec professionnelle dans notre société.
Il faut vivre, vivre sans penser
Tu dois vivre, vivre ta réalité.
Quand enfin mon cœur s’est éveillé,
Que le brouillard peu à peu s’est dissipé,
Que mon égo m’a fichu la paix
L’illusion disproportionnée a laissé place à la beauté…
Tu dois vivre, vivre et t’écouter…
Aligné avec ton cœur sans jamais douter
Tu dois vivre, vivre sans penser,
Pour être maître à bord et t’éveiller.
Olivier Ducourant — Univers Phénix
Et si revenir à la vie ne signifiait pas retrouver celle d’avant ?
Ce texte raconte un déplacement intérieur : celui qui mène du besoin de tout comprendre et de tout contrôler vers une autre manière d’exister.
Longtemps, les pensées peuvent faire beaucoup de bruit.
Puis vient parfois le moment où l’on apprend à écouter autre chose, autrement.
Son cœur.
Ses émotions.
Ses besoins.
Ce qui, profondément, nous ressemble, ce qui profondément nous rassemble.
Revenir à la vie, c’est peut-être moins revenir en arrière que commencer à vivre autrement.