Si la vie m’était contée
Si la vie m’était comptée
Narrée et racontée,
Comme un livre ouvert à mes pieds.
Je songerai peut-être
A exprimer mes nombreuses idées,
Et mes douloureuses pensées.
Que sais-je, où vais-je dans ce tumulte bouillonnant ?
Dans ce brouillard décadent,
Tant tôt déconcertant et accablant,
Où j’essaie de construire du vivant.
Je lis, j’écris, je m’anime, je rime et je crée,
Sans censure, sans mode abstrait,
A la recherche de la vérité,
Loin de la caverne où j’ai trop longtemps séjourné.
Tel un rite, tel un mythe, je m’habite à nouveau.
Plus rien ne saurait me freiner,
Pas même l’exaltation ou la dépression,
Synonymes chez moi de créations mais aussi de destructions,
Avec qui, à présent, je réussis à composer.
Mon handicap m’a fait franchir un cap,
Pour le meilleur et pour le pire,
Parfois il vaut mieux en rire.
Je suis décidé à vivre avec cette intériorité,
Qui m’a longtemps fragilisée,
Et d’en faire une force pour aider et militer,
En faveur des personnes qui vivent dans la plus grande vulnérabilité.
Alors j’élève régulièrement ma voix,
Pour que chaque usager
Puisse vivre dans l’équité, le respect, la fraternité et la dignité.
J’ai foi en la vie
Et je sais aussi qu’un jour chacun et chacune
Aura sa place dans notre société.
Olivier Ducourant — Univers Phénix
Il arrive un moment où raconter son histoire ne consiste plus seulement à regarder derrière soi.
Écrire permet alors de relier les fragments, de questionner ce que l’on croyait savoir et parfois de donner un sens nouveau à ce que l’on a traversé.
Les mots deviennent un passage, les mots ouvrent un message.
Ils ne changent pas le passé, mais ils peuvent transformer la manière dont nous choisissons de continuer notre chemin.
Et si écrire sa vie était déjà une façon de la réinventer ?