Une nouvelle connexion
Tu envahis mon espace
Et je sens se briser ma carapace.
Il faut dire que tu es coriace !
Il y a des moments où j’en suis lasse,
Où je n’ai pas envie de suivre tes traces.
Alors en force, je passe,
Bien avant que je trépasse.
Et je finis par m’ouvrir
Et ne plus vouloir mourir.
J’entends les sons
Et soulève mon paillasson
A la recherche de ces poussières
Qui m’ont traîné plus bas que terre.
Elles m’ont laissé un goût amer,
Un goût de fer rouillé
Tel des barreaux sciés.
Je percute et évite ton uppercut.
Je me relie à ce qu’il me reste de vie,
Et mes maux se transforment en mots
Que je colorie sur des émaux sans émoi.
Avec tout ce qu’il reste de moi,
Je me relève de mes cendres ici-bas.
Je suis à présent plus connecté,
Et m’éloigne de cette société
Qui ne cesse d’imploser,
Et pour qui la santé n’est plus une priorité.
J’ai cessé de m’activer
Partout et nulle part,
Seul et dans le noir à scroller
Et m’empoisonner face à une paroi vitrée.
Oui à présent je m’éveille,
Mes appareils mis en veille.
Je redécouvre la vie
Qui m’a tant fui.
Olivier Ducourant — Univers Phénix
Il arrive que l’on se sente déconnecté de tout, partout à tout moment.
Des autres.
Du monde.
Et parfois même de soi.
Puis quelque chose se remet doucement en mouvement.
Une émotion revient, un mot surgit, une envie réapparaît. Ce qui faisait mal trouve une autre manière de s’exprimer.
Les maux deviennent des mots.
Et à travers eux, un lien se recrée entre ce que nous avons traversé et celui que nous sommes en train de devenir.
Renaître, c’est peut-être simplement sentir que la vie circule à nouveau en nous.